Le rosé n’est pas un vin réservé à l’été. Les chaudes journées font progressivement place à des soirées plus froides, mais ce vin polyvalent sait traverser les saisons. Parce qu’il associe la fraîcheur d’un vin blanc à la charpente d’un vin rouge, le rosé offre le meilleur des deux mondes en dotant les copieux plats d’automne d’une touche acidulée et en illuminant les journées les plus grises.
Si vous cuisinez avec du rosé, n’oubliez pas que le style du vin entre en ligne de compte. Voici comment choisir une bouteille qui rehaussera les saveurs sapides et tranchera dans la richesse des plats plus copieux grâce à l’acidité du vin et à ses nuances fruitées.
Choisissez un vin rosé doté d’une vive acidité. Les styles trop doux ou trop fruités peuvent dominer les saveurs délicates et bousculer l’équilibre des sauces.
Optez pour un vin que vous boiriez avec plaisir. La cuisson a pour effet de concentrer les saveurs; l’emploi d’un vin rosé de bonne qualité fait donc une différence majeure.
Le rosé n’est pas seulement agréable à boire : en cuisine, il peut remplacer avantageusement les vins blancs ou rouges. Plus structuré que la plupart des vins blancs et plus léger que les vins rouges typiques, il apporte une touche de vivacité et de complexité aux sauces et aux braisés. La sauce rosée classique est réalisée à partir de crème et de tomates. Elle tire sa couleur rose de ces deux ingrédients, bien que l’on puisse y incorporer un trait de rosé pour en intensifier la saveur.
Le rosé acquiert sa délicate teinte rose lors de la vinification, quand les peaux de raisin rouge macèrent brièvement dans le jus. Cette mise en contact très rapide donne au rosé juste assez de structure et de complexité pour qu’il puisse accompagner les plats riches en saveur, comme la pizza. Par ailleurs, grâce à son profil vif et fruité, il permet aussi de concocter des cocktails d’automne simples et rafraîchissants.