Parlez à vos enfants au sujet de l'alcool.
 

Mythes courants sur l’alcool


Les enfants vont essayer l’alcool, c’est inévitable !

FAUX : De nombreux adolescents – environ 30 pour 100 selon un sondage récent – ne prennent pas d’alcool. Et la plupart n’ont pas de problèmes avec l’alcool. Cependant, ceux qui prennent de l’alcool peuvent courir des risques sur les plans physique et émotif. L’alcool chez les adolescents est un problème réel. Les parents, les écoles et la collectivité doivent y voir !

(Statistiques du Centre de toxicomanie et de santé mentale tirées du Sondage sur la consommation de drogues parmi les élèves de l’Ontario, mené auprès de 6 616 élèves de la 7e à la 12e année.)


Les élèves de l’Ontario un peu plus âgés connaissent les risques que pose l’alcool.

FAUX : Les jeunes de l’Ontario (7e à la 12e année) – et plus particulièrement les jeunes qui n’ont pas encore l’âge légal pour prendre de l’alcool – semblent être mal renseignés sur l’alcool et les risques qu’il présente.

  • Le pourcentage de jeunes qui prennent de l’alcool est passé de 59,6 pour 100 en 1997 à 66,2 pour 100 en 2003.
  • On signale un nombre accru de cuites d’un soir (depuis 1993, le pourcentage de jeunes qui ont pris au moins cinq verres lors d’une seule soirée ou fête est passé de 17,7 pour 100 à 26 pour 100 en 2003 dans les quatre semaines qui ont précédé le sondage).

(Statistiques du Centre de toxicomanie et de santé mentale tirées du Sondage sur la consommation de drogues parmi les élèves de l’Ontario, mené auprès de 6 616 élèves de la 7e à la 12e année.)


L’alcool est une drogue.

VRAI : L’alcool est une drogue – et une des plus mortelles. Puissante, elle nuit à la coordination, à la vision, à la réflexion et au jugement. Elle réduit aussi le temps de réponse. L’alcool est la drogue de choix des adolescents.


Nous réagissons tous de façon différente à l’alcool.

VRAI : Nous sommes tous différents. Des dizaines de facteurs influent sur la façon dont chacun réagit à l’alcool : sexe, poids, métabolisme, heure de la journée, état mental, niveau de fatigue, etc.


Les adolescents ne peuvent pas devenir alcooliques parce qu’ils ne prennent pas d’alcool depuis assez longtemps.

FAUX : L’alcoolisme est un fléau qui frappe à tout âge. Il est fonction de la quantité d’alcool consommée et de la fréquence de la consommation. La consommation excessive d’alcool et les cuites d’un soir peuvent avoir des effets très nuisibles sur tout être humain, qu’il ait ou non une dépendance à l’égard de l’alcool.


Un seul verre peut nuire à la conduite automobile.

VRAI : Les gens ont de la difficulté à évaluer les incidences de l’alcool sur leur système. Bien des personnes qui conduisent une voiture après avoir pris de l’alcool pensent pouvoir maîtriser leur véhicule, mais elles sont dans l’erreur. Et les conséquences peuvent alors être mortelles.


Ce n’est que de la bière. Ses conséquences néfastes ne peuvent pas être permanentes.

FAUX : Tous les types d’alcool peuvent avoir des conséquences graves. L’abus d’alcool peut endommager le cerveau, le coeur, le foie, l’estomac et d’autres organes vitaux. Il raccourcit aussi l’espérance de vie.


Passer de la bière au vin et aux spiritueux a le même effet que si l’on ne consomme qu’un seul type de produits alcooliques.

VRAI : Ce qui est important, c’est le taux d’alcoolémie, c’est-à-dire le taux d’alcool dans le sang, et non la nature des boissons alcooliques consommées. L’alcool reste de l’alcool.


L’effet des spiritueux est plus important que celui de la bière ou du vin.

FAUX : Un verre est un verre. Une bouteille de bière de 12 onces (5 % alc./vol.), un verre de vin de 5 onces (12 % alc./vol.) ou un verre de 1,5 once de spiritueux (40 % alc./vol.) contiennent tous la même quantité d’alcool.


Un gros repas avant de consommer de l’alcool réduit les effets de l’alcool.

FAUX : Les aliments dans l’estomac ne font que retarder l’absorption de l’alcool dans le sang. Un estomac plein n’élimine pas les effets de l’alcool ou de l’ivresse.


Une gueule de bois phénoménale, telle est la pire conséquence d’une consommation excessive d’alcool.

FAUX : La consommation rapide d’alcool peut entraîner une accumulation d’alcool dans l’organisme. On risque de mourir d’intoxication alcoolique en quelques heures. On est aussi plus susceptible de se blesser, légèrement, grièvement ou même mortellement. Finalement, il ne faut pas oublier que quiconque conduit un véhicule automobile en état d’ébriété risque grandement de se blesser ou de se tuer, ou de blesser ou de tuer d’autres personnes.


Une bonne douche froide et un café suffisent à éliminer les effets de l’alcool.

FAUX : Seul le temps réussit à éliminer les effets de l’alcool. Le café est un stimulant. Il vous aidera à rester éveillé, mais il n’éliminera pas les effets de l’alcool.


Si quelqu’un s’évanouit après avoir pris trop d’alcool, il vaut mieux le laisser dormir.

FAUX : Si une personne s’évanouit, il ne faut pas la laisser seule. Demandez à quelqu’un de faire le 911 pour obtenir de l’aide médicale. Tournez la personne sur le côté jusqu’à l’arrivée des secours. Veillez à ce que sa tête soit tournée sur le côté elle aussi.


Pour en savoir davantage sur l’alcool et ses effets, communiquez avec la ligne d’information alcool-santé mentale du Centre de toxicomanie et de santé mentale. Faites le 1 800 463-6273. À Toronto, faites le 416 595-6111. Vous pouvez aussi communiquer avec le service Drogue et alcool – Répertoire des traitements (DART), au 1 800 565-8603, pour obtenir un complément d’information sur les traitements et services disponibles dans votre localité et partout en Ontario.

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